Gabriel Garcìa Márquez : Vivre pour la raconter, Grasset (autobiographie)
Tout commence par un voyage. Le jeune Gabriel retourne à Aracataca, son village natal, accompagné de sa mère, pour mettre en vente la vieille maison familiale. Le long du bateau qui les y mène, le temps défile. On passe devant un village oublié, au nom évocateur : Macondo, celui-là même qui va servir de cadre aux futurs romans de l’auteur nobélisé de Cent ans de solitude . Celui qu’on surnommait alors Gabo va donc se souvenir… Son enfance pauvre, dans une maison peuplée des enfants illégitimes de son père et que sa mère se faisait un devoir d’élever comme si c’était les siens, ses études laborieuses (on apprend notamment que le romancier a toujours été nul en orthographe) et ses débuts dans le journalisme. C’est un parcours semé d’embûches, dans un pays soumis à l’instabilité politique. Garc ì a M á rquez est à Bogotá lors des soulèvements d’avril 1949. Il observe beaucoup, retient tous les faits divers qui pourront nourrir son œuvre (comme l’histoire des lettres a...