Roman : Laura Esquivel, Chocolat amer (folio)

Fille d’une mère tyrannique, Tita aime Pedro éperdument. Et réciproquement. Tout irait donc pour le mieux dans cette hacienda sur fond de guerre civile, n’était le poids d’une tradition (inventée par la mère, Mamá Elena?) qui veut que la cadette d’une famille ne se marie jamais pour pouvoir s’occuper de la mère. Pedro va donc trouver un moyen pour vivre au plus près de Tita : il va épouser Rosaura, la sœur de Tita, seule assurance pour lui de ne pas quitter Tita. Un compromis douteux qui va être à l’origine de bien des malheurs. N’est pas García-Márquez qui veut. Malgré l’humour tranquille qui traverse le livre et l’omniprésence du réalisme magique qui a fait la marque de l’auteur de Cent ans de solitude, Laura Esquivel, qui reconnaît elle-même la marque indélébile de García-Márquez dans son œuvre, ne parvient pas à hisser son Chocolat à la hauteur voulue. La recette n’est inscrite dans aucun livre de cuisine littéraire, parce que le génie ne se copie pas, tout juste se plagie-t-il. ...